Le handicap psychique au travail

Les objectifs de ce guide sont :

-de donner à toutes les personnes avec un handicap psychique des outils afin qu’elles exploitent pleinement leurs capacités au service de leurs ambitions professionnelles.

-de donner à toutes les entreprises les informations pour mieux comprendre le handicap psychique, faciliter l’intégration d’une personne avec un handicap psychique et mettre en avant les compétences des personnes avec un handicap psychique.

Ce guide est à l’initiative de Mounah Bizri, co-créateur de handicapossible et personne en situation de handicap souhaitant démocratiser l’information autour du handicap et permettre à chaque personne en situation de handicap d’avoir la carrière dont elle rêve. Il a aussi créé l’Eloquence du Bégaiement et l’Eloquence de la Différence, des projets qui utilisent l’éloquence comme cadre pour montrer que le handicap est une richesse pour la vie personnelle et professionnelle. 

Un grand merci à Philippa Motte pour sa contribution à ce guide, coach et formatrice autour du Handicap Psychique en entreprise.

I. Le handicap psychique dans le monde professionnel

Le handicap psychique, qu’est-ce que c’est ?

Le handicap psychique est souvent encore tabou dans notre société car il est encore peu connu. Il est à noter qu’il n’existe pas Une définition du handicap psychique.

Il s’agit d’un état où les émotions et/ou les pensées de la personne sont affectées. La forme, l’intensité, la durée et les conséquences de cet état varient selon les personnes. Il y a de nombreuses causes favorisant le handicap psychique dont les facteurs biologiques, sociaux et psychologiques.

La particularité du handicap psychique est qu’il affecte directement notre santé mentale.

La santé mentale est composée de

  • Notre mental : notre capacité à résister psychologiquement à certaines situations (exemple : une mauvaise note, un échec professionnel, une rupture, un décès)
  • Nos émotions : ce que nous ressentons. Ces émotions peuvent être positives (joie) ou négatives (frustration, énervement, tristesse)
  • Notre spiritualité : notre état d’esprit (positivité, négativité) et notre estime de soi

Ainsi, notre santé mentale est notre boussole personnelle. Elle va nous guider dans notre vie lorsqu’elle est dans de bonnes conditions ou nous complexifier grandement notre quotidien lorsqu’elle est dans de moins bonnes conditions.

Notre santé mentale étant intangible, il est souvent difficile de connaître l’intensité et l’impact du handicap psychique. Ce qui fait que cette typologie de handicap est si taboue, est qu’elle est peu connue, et qu’elle peut impliquer de nombreuses conséquences au quotidien sans que l’on puisse observer directement la cause.

Certaines conséquences peuvent être :

  • Sociales : isolement, rend plus difficile l’échange avec autrui, certaines situations sont plus difficiles à supporter, perte du goût pour la vie
  • Motivationnel : moins d’énergie, capacité de concentration diminuée, moins d’investissement
  • Physique : fatigue, trouble du sommeil, stress accru

Il y a plusieurs familles de troubles psychiques. Voici les principaux troubles :

La schizophrénie est un trouble dont les manifestations varient grandement selon les individus. La schizophrénie se caractérise par un manque de cohérence et de coordination entre les idées, les émotions et les actes. Cela peut se manifester par

  • des pensées peu claires, délirantes ou hallucinatoires
  • par des émotions
  • ou des réactions qui peuvent sembler inadaptées au contexte.

La schizophrénie peut également avoir un impact sur les compétences cognitives (la mémoire et la capacité de concentration) et le bien-être social de la personne (repli sur soi et isolement).

Il est à noter que les symptômes varient grandement d’une personne à une autre, les personnes avec schizophrénie sont aptes à exercer la majorité des emplois, si un cadre de travail favorisant la santé psychique est mis en place.

La schizophrénie est un état, elle peut apparaître une fois et disparaître pour toujours tout comme elle peut apparaître par intervalle régulier ou irrégulier.

Pour plus d’informations sur la schizophrénie, vous pouvez consulter la section du site psycom ici

La bipolarité est un trouble se manifestant par une variation de l’humeur avec des états hauts et de bas plus fréquents et plus intenses que lorsque le trouble n’est pas présent. Entre ces deux états, une phase de stabilité peut être présente

  • La phase de haut, appeler phase maniaque s’exprime par une grande excitation pouvant notamment réduire les besoins de sommeil, augmenter fortement l’énergie et l’activité physique, provoquer des comportements impulsifs
  • La phase de bas, appeler phase dépressive peut s’exprimer par un état de mal-être pouvant causer une perte d’énergie et d’intérêt, et un ralentissement du comportement quotidien (prise de décision, activité). En phase dépressive, un état d’esprit négatif (mélancolie, culpabilité) peut s’installer

La bipolarité est gérable dans le monde du travail. Elle nécessite un environnement propice à une bonne santé mentale et une potentielle flexibilité des horaires et de la charge de travail pour s’adapter aux phases maniaques et dépressives.

La bipolarité est un état, elle peut apparaître une fois et disparaître pour toujours tout comme elle peut apparaître par intervalle régulier ou irrégulier.

Pour plus d’informations sur la bipolarité, vous pouvez consulter la section du site psycom ici

L’addiction est souvent une comorbidité liée à un autre trouble (psychique ou autre). Une addiction est une dépendance qui peut avoir des causes variées (alcool, drogue, sexe, série etc.) Cette dépendance se manifeste par une consommation régulière et un désir très fort qui subsistent malgré les conséquences négatives de l’addiction.

L’addiction est un trouble très présent dans notre société qui affecte souvent la personne de manière affective. L’addiction n’est pas à considérer de manière isolée mais dans un tout, car elle manifeste souvent le mal-être lié à un autre trouble.

Pour plus d’informations sur les addictions, vous pouvez consulter la section du site psycom ici

La dépression n’est pas à confondre avec la « déprime ». La « déprime » est un moment court de mal-être. La dépression est un état de mal-être qui peut durer pendant des semaines, des mois ou des années. Ce trouble se manifeste par une baisse d’énergie, une baisse de motivation pour tout sujet et un état d’esprit négatif (mélancolie, culpabilité). En quelques mots, la dépression est la « perte du goût pour la vie ». La dépression est gérable dans un cadre de travail sain permettant à la personne de ne pas se sentir agressé et d’être intégré.

La dépression est un état, elle peut apparaître une fois et disparaître pour toujours tout comme elle peut apparaître par intervalle régulier ou irrégulier.

Pour plus d’informations sur la bipolarité, vous pouvez consulter la section du site psycom ici

L’anxiété est une émotion que tout le monde ressent, elle caractérise la peur d’une menace ou d’un danger. L’anxiété concerne de nombreux sujets : la performance au travail, la performance dans d’autres domaines de la vie, certaines situations, le jugement des autres, etc. L’anxiété devient un réel trouble lorsqu’elle augmente en fréquence ou en intensité et qu’elle commence à affecter le quotidien de la personne. L’anxiété peut entraîner l’évitement de certaines situations (prise de parole, sortie avec d’autres personnes etc.) ou un état de panique dans d’autres situations (évaluation d’un travail, prise de parole, prendre le métro etc.)

Les troubles anxieux sont nombreux et varient d’une personne à l’autre. Dans le monde du travail, l’enjeu est de rendre les situations anxieuses acceptables voire agréables grâce à de bonnes pratiques de travail et cadre de travail sain.

Pour plus d’informations sur l’anxiété, vous pouvez consulter la section du site psycom ici

Attention, il ne faut pas définir la personne à son trouble psychique. C’est un état qui peut être stabilisé ou dépassé si l’ambiance de travail est saine et bienveillante. La première étape est d’aller au-delà des types de préjugés.

Les idées reçues sur le handicap psychique

Ce nest pas normal davoir un handicap psychique

Plus de 70% de la population sera confrontée à un handicap psychique au cours de sa vie. Le handicap psychique démontre notre vulnérabilité. Nous ne sommes malheureusement pas invincibles, certains événements (un échec, un décès, un événement choquant) et des environnements qui ne nous sont pas adaptés (stress, manque d’épanouissement, peur) peuvent rendre le quotidien beaucoup plus compliqué à vivre. Tout comme le corps, l’esprit à besoin de pouvoir souffler, ce qui est devenu de plus en plus compliqué dans notre monde connecté constamment où la culture du toujours plus prime. Il est donc fréquent d’avoir un handicap psychique, cela démontre juste que nous sommes des êtres humains qui ont besoin d’avoir du temps pour eux et être dans des environnements où ils s’épanouissent

Le handicap psychique nous définit pour toute la vie

Le handicap psychique est un état. Nous ne naissons pas avec un handicap psychique. Il est possible d’avoir des prédispositions pour certains troubles, mais surtout, c’est notre environnement professionnel et personnel et notre équilibre de vie qui vont faciliter l’apparition d’un trouble psychique. La complexité du handicap psychique, c’est qu’il est souvent difficile d’en parler et de faire face à la situation. Cependant, il est fondamental (et souvent difficile), d’accepter que quelque chose n’aille pas, et de partager cette vulnérabilité avec des proches. En acceptant la situation et en ne nous battant pas contre elle, cela permet de faire un premier pas vers une santé mentale plus saine. Il n’y a pas de solutions miracles, Il est important de ne pas se juger, ou de juger ceux avec un handicap psychique et de favoriser un rythme de vie et un environnement sain afin d’améliorer sa santé mentale.

Le handicap psychique limite les facultés intellectuelles

Le handicap psychique affecte nos émotions et nos pensées, et non pas nos capacités cognitives. Le handicap psychique n’a donc pas d’impact sur notre « intelligence ». Cependant, il peut affecter notre concentration et nos pensées. Ces conséquences ne sont pas irréversibles. Lorsque la santé mentale s’améliore, ces capacités reprennent leur fonctionnement « normal »

Les personnes qui vivent avec un handicap psychique ne peuvent pas travailler

La majorité des emplois sont possibles avec un handicap psychique. L’enjeu est d’avoir un emploi qui permet de s’épanouir et mieux vivre avec le handicap psychique pour pouvoir le dépasser. Des emplois demandant de longues heures de travail avec une forte pression et beaucoup de stress seront donc moins adaptés, car ils risquent également d’avoir un impact négatif sur la santé mentale. N’importe quel emploi, permettant de faire des pauses, d’avoir un équilibre de vie et avec un environnement sain (stress et pressions limités, peu de pression) peut être adapté.

Il est difficile daménager le travail pour des personnes avec un handicap psychique

L’environnement de travail va être clé pour la personne avec un handicap psychique. Certaines conséquences du handicap psychique peuvent impliquer une démotivation, une plus grande fatigabilité et un isolement ou une difficulté à se socialiser. Souvent, l’environnement professionnel favorise ces symptômes. Des aménagements très simples peuvent changer la donne : pauses fréquentes, adaptation des horaires de travail, éviter la pression inutile, être avenant et ne pas juger la personne.

Une personne avec un handicap psychique peut être dangereuse

Souvent, à cause des stéréotypes, les personnes avec un handicap psychique font peur. Il y a la peur de se faire agresser ou qu’une personne avec un handicap psychique ait un comportement insensé qui nous met en danger. Tout cela est très rare. Souvent, ce sont les personnes avec un handicap psychique, plutôt que l’inverse

Intégrer les personnes avec un handicap psychique dans le monde du travail

Les personnes avec un handicap psychique sont tout à fait compétentes dans le monde du travail. Le handicap psychique est un état qui varie dans le temps et ne définit en rien les compétences d’une personne. L’enjeu est de permettre aux personnes avec un handicap psychique d’être dans un environnement de travail propice au bien-être afin qu’elles puissent s’épanouir et être dans les meilleures conditions possibles pour travailler

Intégrer les personnes avec un handicap psychique dans le monde du travail

Les personnes avec un handicap psychique sont tout à fait compétentes dans le monde du travail. Le handicap psychique est un état qui varie dans le temps et ne définit en rien les compétences d’une personne. L’enjeu est de permettre aux personnes avec un handicap psychique d’être dans un environnement de travail propice au bien-être afin qu’elles puissent s’épanouir et être dans les meilleures conditions possibles pour travailler.

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Handicap psychique et Reconnaissance en Qualité de Travailleurs Handicapés

Qu’est-ce  qu’est la reconnaissance en qualité de travailleur handicapé ?

Le handicap psychique est reconnu comme un handicap par la Maison des Personnes Handicapées (MDPH). Ainsi, une personne une personne avec un handicap psychique est éligible à la Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). La RQTH est la reconnaissance administrative du handicap.

Le handicap psychique pourra être reconnu comme un handicap s’il a un impact à moyen terme sur votre vie (au moins 1 an). La particularité du handicap psychique est que c’est un état qui apparaît et évolue au cours de la vie. Son évaluation est également subjective (elle dépend donc du médecin) car ce sont des handicaps invisibles. Ces éléments sont importants à prendre compte. Il ne faut pas hésiter à faire la demande de RQTH si vous pensez que cela peut vous être bénéfique.

Quels  sont les avantages?

La RQTH n’est pas obligatoire. Cependant, elle est importante car elle permet:

– de bénéficier d’aménagements d’horaires pour les rendez-vous médicaux et thérapeutiques.

– de bénéficier d’avantage lors du recrutement au sein de certaines entreprises. Les entreprises sont soumises à un quota de 6%  d’employés ayant une RQTH. Certaines politiques de recrutement sont  avantageuses envers les personnes ayant la RQTH afin d’atteindre ces quotas.

– de bénéficier de la mise en place d’aménagements de poste tels que recommandés par la médecine du travail

– d’accéder à des services et des aides financières de l’AGEFIPH (L’organisme de l’état en charge des personnes handicapées dans une structure privée) ou du FIFPH (L’organisme de l’état en charge des personnes handicapées dans une structure publique)

– de bénéficier de règles particulières en cas de rupture de contrat de travail, comme le doublement de la durée du préavis de licenciement.

– d’accéder à des stages de réadaptation et de rééducation professionnelle en cas d’inaptitude à votre ancien métier.

Comment demander sa RQTH ? Pour demander sa RQTH, il faut remplir un dossier à envoyer à la MDPH départementale. Le dossier est détaillé ici. Si vous avez besoin d’aide, vous pouvez contacter un ClubHouse près de chez vous. Vous pouvez les trouver ici.

Quand est-ce qu’il est possible de faire la demande de RQTH ? La demande de RQTH est une grande étape. Elle reconnaît administrativement le handicap. Il n’est pas toujours facile de faire une demande de RQTH. Certaines personnes autistes vont se considérer en situation de handicap, d’autres non. L’avantage de la RQTH, c’est qu’elle protège et qu’elle incite les entreprises à adapter l’environnement de travail au besoin de la personne.

L’autre difficulté, c’est que le handicap peut être considéré comme quelque chose de personnel que certaines personnes ne veulent  pas partager avec l’ensemble de l’entreprise. Il est important de noter que la RQTH est CONFIDENTIELLE. Il est possible de la partager uniquement au  médecin du travail, qui fera le nécessaire pour adapter le poste. Il n’y a aucune obligation d’en parler au responsable handicap de l’entreprise ou aux  ressources humaines, même si cela peut aider pour avoir un suivi au  quotidien.

Le handicap psychique est reconnu comme un handicap par  la MDPH (Maison des Personnes Handicapées). Ainsi, une personne autiste est  éligible à la RQTH (Reconnaissance en Qualité de Travailleur Handicapé), ce  qui comptabilise les personnes avec un handicap psychique dans le quota de 6%. La personne peut  également demander sa RQTH lorsqu’elle est employée dans votre entreprise. La  demande prend au maximum 6 mois.

Aménagements possibles pour aider la personne avec un diabète de type 1

Les aménagements de travail pour une personne avec un handicap psychique visent principalement à favoriser une bonne santé mentale. Ils peuvent également être valables pour une personne sans handicap psychique

Les aménagements pouvant être mis en place correspondent aux conseils employeurs de la section « Intégrer les personnes avec un handicap psychique dans le monde du travail« .

II. Handicap psychique et entretien

Avant l'entretien

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Pendant l’entretien

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III. Le handicap psychique au travail

Intégration au travail

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Évoluer au travail

Trouver un emploi et s’intégrer dans le monde professionnel sont les premières étapes d’une grande aventure. Il y a plusieurs étapes clés qui suivent :

  • Valider la période d’essai ;
  • Être évalué sur le travail effectué ;
  • Être promu.

Travailler avec une personne avec un handicap psychique, c’est travailler avec une personne toute aussi compétente qu’une personne n’ayant pas de troubles psychiques. Elle est tout aussi compétente, mais avec des points forts et points faibles qui diffèrent de la norme. Pour que les personnes avec un handicap psychique puissent s’épanouir et bénéficier du maximum de leurs compétences, elles ont besoin d’être dans un cadre bienveillant. De nombreux conseils et aménagements ont été proposés dans la première partie. L’enjeu est que les personnes avec un handicap psychique puissent être évaluées lors des étapes clés de manière équitable. Ainsi, il est envisageable d’attendre moins sur certains aspects (notamment les aspects interpersonnels) mais plus sur d’autres aspects (notamment les aspects techniques).

Mettre en avant les compétences

Le handicap psychique selon les moments, peut être très dur à vivre et avoir un vrai impact sur la vie professionnelle et personnelle. Le handicap psychique apporte également des compétences de par la relation différente au monde et à autrui qu’il peut impliquer:

  • La créativité : Les différents troubles psychiques amènent à appréhender le monde d’une manière unique, ce qui se retranscrit dans de nombreuses œuvres artistiques (écriture, chanson, peinture) mais aussi dans les idées pour des domaines plus scientifiques, tels que les mathématiques
  • L’empathie : Les différents troubles psychiques peuvent impliquer une plus grande sensibilité à des choses qui peuvent paraître insignifiantes pour beaucoup de personnes alors qu’elles peuvent avoir un réel impact. Cette sensibilité peut permettre de mieux comprendre son interlocuteur et de s’adapter adéquatement
  • L’intuition : La sensibilité accrue peut également permettre d’avoir des intuitions sur des idées ou sur des personnes, permettant de sentir si la bonne direction est prise

La condition pour faire éclore ces compétences est l’acceptation de la différence, qu’elle soit sienne ou celle d’un collègue. L’élément crucial est de ne pas limiter les responsabilités de la personne avec un handicap psychique. Au contraire, il faut lui donner l’opportunité d’aller au-delà si elle le souhaite, sans la forcer.

Le handicap psychique au travail au-delà des préjugés

Une personne avec un handicap psychique peut atteindre ses rêves, même les plus “irréalistes”.

Certaines personnes avec un handicap psychique sont de brillants scientifiques (Nash prix nobel de mathématiques), d’autres sont dirigeants d’entreprise (le handicap psychique est très présent chez les entrepreneurs), d’autres sont des artistes (Mariah Carey) ou des acteurs (Benoît Poelvoorde). Cependant, le handicap psychique est encore une source de tabou dans notre société, qui fait que beaucoup de personnes n’osent pas en parler.

En allant au-delà des préjugés, nous permettons aux personnes souvent stigmatisées d’avoir le droit de rêver et de réaliser leurs ambitions. L’enjeu est aujourd’hui de mettre à la disposition de notre société des compétences que nous avons trop longtemps ignorées tout en n’oubliant pas le bien-être personnel.

Mariah Carey, une chanteuse avec de nombreux succès internationaux ayant un trouble bipolaire, met en avant l’importance de lever les stigmas pour ne plus être seul: « J’espère que nous pourrons arriver à un endroit où la stigmatisation sera levée pour les gens qui vivent quelque chose seuls. Cela peut être incroyablement isolant. Il n’a pas à vous définir et je refuse qu’il me définisse ou me contrôle. «